10 février 2008
Des tuyaux et des couleurs
Voilà un certain temps que je voulais poster des photos de mon chez-moi, dont j'ai eu le coup de foudre pour son aspect non conventionnel. Mais prendre des photos de chaque pièce et dire qu'ici c'est le salon et là la salle de bain cassait pas mal de son originalité. Ne sachant trop comment capturer le singulier du lieu, j'ai finalement opté pour l'unique, le particulier, le macro.
Aussi, l'album (du même nom que l'article) ne se veut pas représentatif de mon chez-moi. Il vise plutôt à donner une image d'intérieur aussi décalée que l'est mon appartement par rapport à l'archétype de l'appartement. Un décalage au niveau macro qui vaut pour un décalage de l'ensemble. Soit la particule, sortie de son contexte habituel, pour représenter un lieu quelque peu détaché de sa classe. Bonne visite...
09 février 2008
Ces Français qui m'exaspèrent...
Il existe deux sortent de Français à l'étranger : ceux pour qui tout ce qui est en dehors de la France s'appelle la Nouvelle-France, et ceux à qui cette première conception du monde fait honte. Je suis dans le deuxième cas en général et en particulier au Québec, où les gens font preuve d'un savoir-vivre plus qu'appréciable.
Vous imaginez alors ma joie quand j'en viens à croiser un de ces mauvais géographes pour qui le monde est le prolongement de la France.
Un bel exemple qui remonte aux vacances de Noël, dans la gare
routière, blindée pour l'occasion. Un Français se pointe au guichet des
consignes et demande à reprendre sa valise. L'employé lui demande son
ticket. Le gars répond qu'il ne l'a pas parce que ce n'est pas lui qui
a posé sa valise. L'employé, plein de bon sens, lui demande alors le
nom du gars qui a posé sa valise. Le Français répond "Anthony". Plein de patience, l'employé lui demande le nom de la
personne, en plus du prénom. Le Français répond qu'il ne sait pas parce
qu'il ne connaît pas bien la personne qui a déposée sa valise... Bref,
le monsieur lui dit qu'il ne peut pas lui donner la valise sans le
ticket et sans avoir l'assurance que c'est bien la sienne. Avec
beaucoup de classe, le français s'exclame : "Mais putain, je vous dis
que c'est ma valise !". Tous les gens se retournent vers lui,
interloqués par la performance. Chapeau !
Un deuxième exemple à l'université. La prof nous demande
de nous mettre par groupes de 5/6 et de discuter sur un article. Une
étudiante québecoise commence à donner son avis avec le ménagement et
le tact qu'on connaît ici. Ni une ni deux, une étudiante française
l'interrompt presque et débite son point de vue de façon aussi
offensive que catégorique, devant le groupe un peu perplexe. Son intervention se termine sur un long blanc, les québecois ne sachant pas trop qu'en faire. Elle ne
pensait pas à mal. Elle a juste appliqué les consignes....à la française.
Un dernier exemple plus récent, sur le quai du métro, où deux Français ont débarqués en grande pompe. Je les ai reconnus non pas à l'accent mais à l'orgueil. Ca ressemblait à peu près à ça : "Ouais mais de toute façon si elle me fait pas 20% encore et ben j'achète rien. Je vais pas lui filer ma paie non plus. Je lui demande en entrant et si c'est non, je me casse". C'est justement ce que j'allais leur suggérer... Parce qu'à mon sens, si on n'est pas content d'être là où on est, on a toujours l'occasion de s'en aller. Le métro est arrivé, j'ai regardé dans quel wagon ils montaient et j'ai pris celui d'à côté.
Bref, le problème de certains Français à l'étranger, c'est qu'ils sont français. Or de toute évidence, ici ce n'est pas la France, ni dans la façon de penser, ni dans l'attitude qui en découle, ni dans la manière de l'exprimer... Des subtilités qui demandent d'autant plus d'ouverture et d'humilité, alors que c'est précisément ce qui fait défaut dans les exemples ci-dessus. Qu'on ne se méprenne pas, je ne demande pas à ces Français là de s'adapter. Mais je leur demande simplement de rester en France. Qu'on laisse l'étranger aux français qui l'apprécient !
03 février 2008
C'est encore l'hiver
Qui dit nouvelle connexion internet dit nouveaux articles. Et depuis vendredi dernier, j'ai effectivement une nouvelle connexion (l'ancienne a grillé il y a quelques temps déjà...). Pas une, ni deux, me voilà de nouveau en train de lire les aventures d'Aurélie au Brésil, les bourdes d'Audé en Roumanie, les joies de faire passer des examens (et non plus de les passer) de Vriginie en Lettonie, les matins sportifs d'Anna en Pologne, l'installation de Flo en Australie.... Et de nouveau j'ai l'impression d'être au monde et d'y participer au sein d'un petit réseau de blogs sur lesquels on croise bien plus que leurs auteurs. Voilà en ce qui concerne les retrouvailles.
Pour le reste, Montréal traverse l'hiver aussi facilement qu'un couteau dans du beurre. La vie sociale n'est plus sur les terrasses mais à l'intérieur des cafés. Des festivités (fête de la neige, fête des lumières, concert techno) sont organisées régulièrement par la ville et les quartiers comme pour dire que l'hiver n'est pas la saison morte. Et effectivement, c'est pas l'impression que ça donne.
Est-ce qu'on souffre vraiment du froid ? Bien peu, en fait. D'abord parce que le réchauffement climatique étant une réalité, les températures varient de plus en plus fort et dans des intervalles de plus en plus courts, ce qui n'est pas sans conséquence sur les infrastructures (notamment les routes, en proie aux nids de poule). Ensuite et surtout parce que l'équipement est prévu exprès pour : gigantesque ville souterraine, déneigement, vêtements chauds, métro, etc.
Seul petit désagrément de la belle ville : la sluch (?), soit la neige fondue qui règne entre deux tempêtes. Elle a l'inconvénient de niveler les reliefs du parcours piéton, de sorte que vous mettez facilement le pied dans une flaque que vous preniez pour de l'asphalte...
Récemment, j'ai découvert les joies du patin à glace au parc Lafontaine. Il suffit d'avoir ou de louer des patins et de se lancer... le tout gratuitement avec de la musique classique en arrière fond, un éclairage pour quand vient la nuit et un grand poële où vous réchauffer entre deux tours ! Juste à côté, il y a une brasserie réputée pour la poutine, où on peut faire un tour pour finir en beauté, avec le contentement d'une raclette après une journée de ski.
Voilà un petit aperçu de Montréal en hiver. Ca me permet de planter le décor avant de passer à des articles plus anecdotiques les fois suivantes.
















